Passage à BoD
Notre maison d’édition change sa manière de fonctionner mais pas sa conception de la littérature. Notre objectif a toujours été le même : faire vivre une littérature « trop étrange pour vivre, mais trop rare pour mourir », en donnant à des textes habités une existence réelle, sans chercher à entrer dans des logiques industrielles et cynique de l’édition traditionnelle.
Aujourd’hui, nous faisons évoluer notre manière de produire et de diffuser les livres. Nous avons décidé de passer à l’impression à la demande en travaillant avec Books on Demand (BoD). Concrètement, cela signifie que les livres seront imprimés au moment de la commande, à l’unité, puis expédiés directement à l’acheteur.
Les ouvrages ne pourront plus être achetés directement sur notre site, mais via un lien qui vous redirigera vers le prestataire de services. Vous pourrez cela dit les commander plus facilement en librairie, ainsi que sur d’autres plateformes de vente en ligne comme Amazon. Comme les livres seront imprimés à la demande, les délais d’impression et de livraison pourraient être légèrement plus longs.
Ce changement répond d’abord à une contrainte de survie : les frais d’envoi sont devenus extrêmement élevés pour les petites structures. Continuer à gérer nous-mêmes les commandes et les expéditions nous contraint pratiquement à perdre de l’argent à chaque commande. Pour une maison d’édition associative, le passage à l’impression à la demande est la seule manière de continuer à publier sans prendre des risques financiers disproportionnés.
Cette évolution implique aussi quelques limites, comme l’envoi systématique d’exemplaires gratuits aux auteurs, ou pour les services presse, même si nous ferons notre possible pour contourner ces limitations. De même, le premier numéro de la revue sera désormais imprimé en noir et blanc, ainsi que les numéros futurs. Ce choix permet simplement de garder des coûts raisonnables. Il ne change rien au soin apporté aux textes et à l’objet lui-même.
En contrepartie, l’impression à la demande nous permettra d’éviter les stocks inutiles et les livres qui croupissent dans des cartons. Chaque exemplaire existe parce qu’il a été commandé. Pour une petite maison associative comme la nôtre, c’est aussi une façon de rester mobile et de garder une liberté dans nos choix éditoriaux.
Ce changement ne marque donc pas une rupture avec l’esprit Zéro Édition, mais lui permet au contraire de le maintenir le plus longtemps possible pour faire exister une littérature en dehors des sentiers battus.
L’équipe de Zéro Édition
